Aller au contenu principal
Fermer

Il apprend la mort de son fils après quatre mois, l'hôpital lui réclame 3.800 euros pour avoir conservé la dépouille

information fournie par Boursorama avec Newsgene 27/03/2026 à 12:58

Le CHU de Bordeaux a précisé qu'il n'était pas légalement tenu de rechercher la famille du défunt. Illustration.  (Ckstockphoto / Pixabay)

Le CHU de Bordeaux a précisé qu'il n'était pas légalement tenu de rechercher la famille du défunt. Illustration. (Ckstockphoto / Pixabay)

Un sans domicile fixe de 39 ans a été retrouvé mort dans la rue en avril 2025 avant d'être transporté au CHU de Bordeaux (Gironde). Son père n'a appris le décès que quatre mois plus tard et se retrouve aujourd'hui dans l'obligation de payer 3.800 euros, réclamés par l'hôpital au titre des frais de conservation de la dépouille.

La colère s'est mêlée à la tristesse. Un habitant de Saint-Maurice-Colombier (Doubs) n'a été informé de la disparition de son fils de 39 ans que quatre mois après sa mort. Sans domicile fixe, ce dernier est décédé dans la région bordelaise (Gironde) avant que son corps ne soit transporté dans la chambre funéraire du CHU de Bordeaux. L'établissement hospitalier réclame aujourd'hui 3.800 euros à son père pour les frais de conservation de la dépouille, rapporte ICI Belfort-Montbéliard ce mercredi 25 mars 2026.

Le trentenaire avait été retrouvé mort dans un véhicule stationné à Bouliac en avril 2025. L'homme vivait à la rue et souffrait d'addictions, raisons pour lesquelles il n'avait pas beaucoup de contact avec sa famille. Le père a appris la nouvelle en septembre, en prenant connaissance de l'avis de décès émis par la mairie de Belfort, d'où la victime était originaire. Il a ensuite été informé par le CHU de Bordeaux que le corps de son fils y était conservé et qu'un enterrement était prévu dans le « carré des indigents » du cimetière de la commune.

Pas d'obligation d'information pour le CHU

« S'ils m'avaient prévenu dans les jours qui ont suivi son décès, je serais venu tout de suite et j'aurais réglé les choses avec les pompes funèbres » , a déploré le père. Auprès de la radio, l'établissement hospitalier a quant à lui assuré qu'il « n’a ni la responsabilité ni la compétence de rechercher les familles des personnes décédées » , précisant que « cette mission relève d’autres autorités » . Un argument confirmé par le collectif Les morts de la rue, une association qui lutte pour la dignité des sans-abris décédés.

« S’agissant de la facturation, les frais engagés correspondent à la conservation du corps au sein de la chambre mortuaire sur une durée prolongée , a ajouté le CHU de Bordeaux . Ces frais s’inscrivent dans le cadre des frais funéraires. [...] Les frais de conservation du corps étant juridiquement assimilés aux frais funéraires, ils restent donc dus dans les conditions prévues par la loi, y compris en cas de renonciation à la succession. »

0 commentaire
Signaler le commentaire Fermer
A lire aussi
Pages les plus populaires